• Construction

Les différents types de chauffages à installer dans une maison neuve

30 janvier 2019

« Winter is coming »[1], il est donc temps de vous proposer the sujet d’actualité : le chauffage de votre maison, qui, s’il est négligé, peut peser lourd dans votre budget. Pour vous éviter d’accumuler les couches de vêtements et vous permettre de faire des économies tout en préservant l’environnement, nous vous éclairons sur les différents systèmes de chauffage à privilégier dans votre maison neuve.

En France, le secteur du bâtiment représente 44% de la consommation d’énergie et près de 25% des émissions de CO2. Pour agir en faveur de constructions moins énergivores, une réglementation thermique fixe des objectifs.

Premier point de vigilance : toute solution de chauffage existante sur le marché n’est pas adaptée avec la RT 2012, réglementation thermique en vigueur, ainsi qu’avec la future RE 2020 qui se prépare d’ores et déjà. Attention donc à ne pas investir dans des solutions bientôt obsolètes.

 

Commençons par un petit point relatif à ces réglementations pour vous permettre de mieux comprendre les solutions abordées :

  • RT 2012: l’un de ses objectifs est de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments à maximum 50 kWhEP/m²/an (pour éclairage, chauffage, eau chaude, ventilation, climatisation) et de donner une place à part entière aux énergies renouvelables. Leur contribution pour chauffer un logement doit être supérieure à 5 kWhEP/m²/an.
  • RE 2020: Rien n’est encore décidé pour le moment mais le projet de loi Élan précise et enrichit les contours de cette future règlementation. Ainsi, elle mettra l’accent sur la performance énergétique, environnementale et sanitaire, le stockage carbone et la qualité de l’air intérieur. Le recyclage et le réemploi des matériaux seront aussi encouragés.

 

Partant de ces constats, vous allez le plus couramment avoir le choix entre plusieurs « sources » d’énergie : l’aérothermie air-eau, l’aérothermie air-air, le bois, le gaz naturel et un système qui combine ces deux dernières.

Les solutions que nous vous proposons sont en accord avec la norme actuelle et elles ne risquent pas de vous pénaliser pour les années à venir.

Concrètement, comment ces sources de chauffage se traduisent-elles ?

 

 1. Aérothermie :

 

 a. La pompe à chaleur air-eau (vecteur à eau chaude)

La PAC air-eau consomme une énergie quasi-gratuite : celle contenue dans l’air. Elle puise simplement les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau qui alimente votre circuit de chauffage central. L’émetteur pourra être un plancher chauffant, des radiateurs hydrauliques basse température, un mixte des 2 solutions. Notez également que la pompe à chaleur air-eau chauffe uniquement votre habitat mais elle peut toutefois assurer votre production d’Eau Chaude Sanitaire en mode DUO (Chauffage + ECS par 1 seule machine).

 

b. La pompe à chaleur air-air (Vecteur air)

Tout comme la PAC air-eau, la pompe à chaleur (PAC) air-air puise les calories de l’air extérieur pour les transformer en une source de chauffage. Autre bénéfice de ce système, la pompe à chaleur peut-être réversible. Elle possède alors l’énorme avantage de pouvoir de pouvoir être utilisée à la fois comme chauffage et comme climatisation. La pompe à chaleur aérothermique reste utilisable pour le chauffage même lorsque les températures extérieures sont négatives. On peut ainsi chauffer le logement, même pendant l’hiver.

Pour la production d’Eau Chaude Sanitaire, le constructeur pourra lui adjoindre un Chauffe-eau Thermodynamique, lui-même sur une base technique de pompe à chaleur

 

2. Bois :

 

Les appareils indépendants de chauffage à bois ont fortement évolué ces dernières années pour s’adapter au marché du neuf : amélioration des rendements, automatisation, régulation intégrée, raccordements étanches, … Cette forte adaptation en a fait un mode de chauffage de logements digne d’un certain intérêt, autant en termes de simplicité de mise en œuvre que par sa capacité à répondre aux exigences de la RT2012.

 

a. Le poêle à granulés de bois

Les poêles à granulés de dernière génération offrent d’excellentes performances. Les appareils labellisés Flamme Verte affichent par exemple un rendement minimal de 85 %. En pratique, cela signifie qu’ils consomment une quantité d’énergie modérée lors de leur fonctionnement, tout en produisant une importante quantité de chaleur.

L’un des grands avantages du chauffage au poêle à granulés concerne son autonomie. Il peut être alimenté de manière automatique, ce qui limite les interventions humaines et apporte plus de sécurité au quotidien.

Le réglage de la température sur un poêle à granulés est aussi aisé que sur un radiateur électrique ou une chaudière classique. En effet, un thermostat gère le dispositif de réglage du débit de granulés qui varie en fonction de la température ou des horaires de fonctionnement que vous souhaitez.

La croissance des arbres piégeant le carbone limite les émissions de gaz à effet de serre, sur ce point, ce combustible peut être considéré comme une énergie renouvelable favorable à notre environnement. La matière première est abondante et permet d’utiliser, en les recyclant, les déchets de l’industrie du bois, car les granulés de bois sont généralement fabriqués à partir de sciures et de copeaux inutilisés soit directement à partir de ressources forestières contrôlées et locales. Une méthode de valorisation des déchets très pertinente.

 

b. Le poêle à bûches de bois

L’hiver au coin du feu !

Oui, la RT2012 permet le recours au poêle à bûches de bois. Le mieux est d’utiliser des appareils de chauffage équipés d’un système de régulation automatisé. Ce système permettra de réguler les températures, mais aussi, une fois ces températures atteintes, de limites la combustion pour éviter la surconsommation. Toutefois, il sera régulièrement nécessaire de renforcer la performance thermique du bâti pour l’installation de mode de chauffage, travailler l’orientation bioclimatique pour optimiser les apports solaires gratuits.

 

 3. Gaz :

 

a. Chaudière gaz à condensation

La chaudière à condensation est la chaudière au gaz la plus performante et la plus économique pour votre chauffage et votre production d’eau chaude sanitaire. Non seulement, elle chauffe l’eau de votre circuit de chauffage central à « juste » température quand elle brûle le gaz qu’elle contient (au lieu de la chauffer à très haute température puis de réguler la quantité d’eau injectée comme le fait une chaudière classique), mais en plus, elle utilise la vapeur d’eau contenue dans la fumée et la refroidit jusqu’à la rendre liquide pour récupérer un maximum de chaleur tout au long du processus de combustion. Elle vous permet donc d’économiser 10 à 25% de gaz et d’économiser tout autant par rapport à une chaudière classique sur une quantité de chaleur équivalente.

 

 b. Hybride : la chaudière hybride gaz/pompe à chaleur

La chaudière hybride, solution de chauffage de dernière génération, vous permet de réaliser jusqu’à 40% d’économie d’énergie par rapport à une chaudière classique[2]. Elle se compose de 3 éléments : une pompe à chaleur électrique air-eau et une chaudière gaz à condensation (abordées plus haut), ainsi qu’un système de pilotage intelligent qui définit quel(s) dispositif(s) activer pour chauffer votre logement au mieux tout en maîtrisant votre consommation d’énergie. En bref, quand le temps extérieur est doux c’est la PAC qui fait le travail (le système privilégie l’énergie de l’air quand elle suffit) et si les températures baissent c’est la chaudière au gaz qui prend la relève (le système privilégie la solution la plus performante à faible température). Les deux dispositifs peuvent aussi fonctionner en même temps pour votre chauffage, tout comme pour votre production d’eau chaude.

 

4. Solaire :

 

Et l’énergie solaire dans tout ça ? En effet, vous entendez souvent parler de panneaux solaires thermiques. Les panneaux solaires thermiques, ou capteurs solaires thermiques ou chauffe-eau solaire individuel (CESI), à ne pas confondre avec les panneaux solaires photovoltaïques qui sont des éléments qui permettent de chauffer de l’eau grâce à l’énergie solaire.

 

a. Panneaux photovoltaïques

Les coûts d’investissement pour une centrale photovoltaïque ont été divisés par 6 entre 2006 et 2014 … mais les prix de rachat par les énergéticiens ont aussi très fortement diminués. La tendance est donc plus à l’autoconsommation

En consommant l’énergie que vous produisez vous-même, vous ne dépendez plus des variations du réseau électrique général : vous n’avez plus besoin de suivre les heures creuses et les heures pleines pour lancer votre machine à laver ou votre lave-vaisselle. Grâce à l’autoconsommation énergétique, une fois l’installation de l’équipement effectuée, vous disposez d’une source d’électricité gratuite et fiable sur le long terme.

 

b. Panneaux solaires thermiques

Les panneaux solaires thermiques sont le plus couramment destinés à produire de l’eau chaude sanitaire, ils peuvent également produire du chauffage. Vu les performances des autres  systèmes, ils semblent en perte de vitesse …. Jusqu’à de nouvelles avancées technologiques ?

 

Enfin, gardez à l’esprit qu’un bon chauffage aussi écologique et performant soit-il ne serait pas satisfaisant sans une bonne isolation de votre habitat ! Pour cela vous pouvez faire confiance à votre constructeur de maison individuelle réalisant des constructions dans le respect de la RT 2012 et encore plus si celui-ci est déjà engagé dans la démarche NF HABITAT HQE.

Nous espérons que cet article vous permet d’éclairer vos choix et nous vous souhaitons un hiver bien au chaud ! À très vite.

 

 

 

[1] « L’hiver arrive », les fans d’une certaine série dont nous ne citerons pas le nom se reconnaîtront !

[2] https://particuliers.engie.fr/economies-energie/travaux-economies-energie/chauffage/type-chaudiere/chaudiere-hybride.html

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